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Nous avons été contactés début mai par un garde de l’environnement du canton de Genève, qui s’inquiètait de voir de plus en plus de pilotes de drones ne pas respecter les zones naturelles protégées, interdites au survol, dans le canton de Genève, notamment autour de Verbois et de l’Allondon.

Notre carte a du succès !

Ils nous a également remonté que plusieurs personnes lui avaient indiqué notre carte comme référence des zones interdites ou réservées au survol.

Nous lui avons expliqué qu’elle a été publiée dès le lancement du site Airshoot.ch en Février 2014, soit près de trois ans avant la première carte officielle, et qu’effectivement, il manquait encore de nombreuses informations, comme les zones naturelles protégées, plus compliquées à définir sur la carte qu’un simple point ou un simple cercle. Toutefois, nous y avons travaillé avec ardeur tout un week-end pour y remédier, et également ajouter les héliports, comme sur la carte officielle de la confédération.

Mais pour en revenir aux régions protégées, il faut rappeler que toutes les réserves naturelles sont « interdites au véhicules à moteur et/ou téléguidés», comme on peut le lire par exemple à l’entrée des Teppes de Verbois, entre Russin et la Plaine.

Il faut aussi tenir compte à Genève des zones de l’ordonnance fédérale des réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance internationale et nationale (OROEM). Il y en a une dans le canton de Genève, qui s’étend sur le Rhône, de la jetée du jet d’eau jusqu’au barrage de Chancy-Pougny, et qui est interdite au survol d’Octobre à Mars inclus.

Attention aux oiseaux en période de reproduction !

De plus, à coté des 73 nouvelles zones protégées ajoutées récemment dans le canton de Genève sur notre Carte Airshoot, le garde de l’environnement nous rend également  attentif aux problèmes liées à la reproduction des oiseaux : «Attention, cette règle sur les oiseaux en période de reproduction, c’est partout ! Dans tout le canton ! Sans exceptions ! Et nous avons toute latitude pour verbaliser un «dérangement de la faune» par un pilote de drone ! On ne le fait que très rarement, pour le moment ; les drones, comme c’est nouveau, on préfère commencer par éduquer et informer plutôt que tout de suite réprimer ! Idéalement, il faudrait que l’info soit connue de tous les membres de votre communauté ! Tous les week-ends j’en attrape plusieurs ». Il nous a ensuite expliqué que les oiseaux étaient très créatifs pour construire leurs nids et se reproduire, et qu’il est très courant que des drones, pensant ne déranger personne, empêchent en réalité un oiseau de retourner à son nid. «Il faut en rester à bonne distance !» mais impossible d’avoir un chiffre précis pour cette «bonne distance». Le garde de l’environnement rajoute : «Il faut observer la réaction des oiseaux, si vous sentez que vous les dérangez, que vous les faites fuir, que vous les stressez, il faut s’éloigner.».

Alors vous allez surement demander «C’est quand la période de reproduction ?», ce a quoi nous avons eu comme réponse : «Ca dépend des espèces !». Et selon nos recherches, on peut allègrement englober tout le printemps et tout l’été ! Olé !

La Nature tu respecteras !

Alors, c’est bien sur un des articles de notre Charte Airshoot «La Nature tu respecteras !», mais ces nouvelles informations renforcent encore notre sentiment du besoin réel de s’informer au maximum par soi même.

On rappelle également ces deux conseils :

  • Lorsque vous volez en campagne et que des chevaux s’approchent, deux solutions s’offrent à vous : Soit vous avez encore assez de batteries et vous éloignez votre drone le temps que les chevaux passent, soit vous posez tout de suite, avant que les chevaux arrivent à votre hauteur. Le bruit des moteurs peut les énerver et mettre en danger le cavalier, qui vous remercieras de votre précaution.
  • Faites également attention aux chiens, ne les excitez pas pour rien !

Bref, n’oublions jamais que la nature était là avant nous ! Et que nous devons la respecter et pratiquer en harmonie avec elle !

Et on remercieras ce garde de l’environnement d’avoir eu la bonne idée de nous appeler directement pour en discuter et faire passer son message, qui on l’espère, va être entendu par le plus grand nombre de pilotes.

Illustration : Office fédéral de l’environnement (OFEV)

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