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C’est une malheureuse mésaventure qui vient d’arriver à l’un de nos membres, et qui nous force à rappeler un principe très important lorsque l’on est en «vol spécial» : Toujours rester joignable au numéro de téléphone indiqué à la demande !!!

Il y a quelques jours, dans une entreprise de la région genevoise, se trouvant dans l’axe de la piste de l’aéroport de Genève-Cointrin, un employé de cette entreprise, sur mandat de sa direction, avait obtenu toutes les autorisations pour survoler le site et faire des photos et des vidéos. Des vols préparés avec minutie depuis mi-2016 et de nombreuses heures de discussions et de conseils de notre part et tout était bien parti pour se dérouler sans accrocs. Matériel utilisé : Un Phantom 4 Pro presque neuf, tout à fait maitrisé.

Tout OK pour la dernière journée !

Lors de la dernière journée d’activité, après avoir reçu toutes les autorisation définitives, des vols ont eu lieu toute la matinée, avec une altitude maximum autorisée de 100 mètres AGL. En fin de matinée, notre pilote à mit ses batteries en charge dans son bureau et est parti manger avec ses collègues, en oubliant son smartphone (on l’a déjà fouetté pour ça !). Oui, c’est une erreur impardonnable !

Et là, le vent tourne … et c’est le drame !

Quelques minutes après, suite au changement d’orientation du vent, Skyguide à voulu «retourner la piste», c’est à dire l’utiliser dans l’autre sens. Pour ce faire, il devaient immédiatement imposer à ce pilote une nouvelle altitude maximum de 50 mètres au lieu de 100 mètres, et ils ont cherché à le contacter sur son téléphone, oublié dans son bureau. La tension est rapidement montée et Skyguide a dépêché la police vers notre pilote, sur son lieu de travail, dans la demi-heure.

Nous avons également appris que notre pilote aurais du avertir qu’il suspendait son vol pour partir manger, ce que nous n’avions jamais fait. Notre logique aurait plutôt été de déranger la tour le moins possible.

S’en est suivit une bonne engueulade de la tour de contrôle quand ils ont enfin pu lui parler au téléphone, suivit d’un relevé d’identité et d’un contrôle complet de ses documents d’autorisation, de son assurance et de son drone. «Les policiers étaient très cools» mais bien entendu, la tour de contrôle a retiré (désintégré) son autorisation de vol.

Mea Culpa, mais vous n’avez pas choppé un Cow-boy !

Alors chez Airshoot Suisse, on connait bien ce pilote depuis 2014 et c’est quelqu’un qui est totalement fidèle à nos valeurs de sérieux, de sécurité et de transparence, et c’est vraiment bête que ça tombes sur lui ! Il n’en menait pas large au téléphone en nous racontant sa mésaventure, et va mettre plusieurs jours à s’en remettre. Informaticien de profession, c’est quelqu’un qui aime la précision et la rigueur, et nous a dit « J’avais tout bien fait ! J’aime bien quand c’est tout bien fait ! Et là pour cette connerie … c’est moi le mouton noir ! Je suis dégouté ! » .

Bref, ça peut arriver aux meilleurs ! Mais cela permet de rappeller tout le sérieux nécessaire pour utiliser un drone , c’est à dire envoyer un aéronef dans l’espace aérien. Un petit relâchement … et c’est la police qui débarque !

Tout ça pour vous dire qu’il faut rester hyper vigilant et concentré lorsque l’on pilote un drone, surtout intégré au trafic d’un aéroport international se trouvant dans les 5 kilomètres ! Et que l’erreur ou l’oubli ne pardonne pas !

L’idée Bonus : la batterie d’appoint pour le smartphone.

Lors de notre dernière sortie au jet d’eau, finissant peu avant minuit, c’était la hantise du comité : ne plus avoir de batterie sur le numéro indiqué à Skyguide pour le vol spécial, tant et si bien qu’une batterie d’appoint, désormais en vente un peu partout, peut s’avérer être une alliée précieuse pour garantir cette disponibilité au téléphone.

N’oublions pas que, en plus, certains d’entre nous utilisent directement leur smartphone pour l’application de gestion du drone, et que cela va consommer sa batterie encore plus vite. Pour ces utilisateurs là, d’ailleurs, un petit téléphone de kiosque de type prepaid peut-être une solution plus solide que le même smartphone également utilisé pour piloter et afficher le retour video.

Photo : Autorisée avec DR – Note : Nous ne publions pas le nom de ce pilote car ce n’est pas la célébrité qu’il cherche, mais que sa mésaventure soit utile à la communauté des dronistes et nous l’en remercions.

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